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10ème Art Des chroniques de jeux vidéos, d'hier et d'aujourd'hui, pour tous les goûts.

Doom 64 : l'Enfer joue les prolongations

Doom 64

 

John Carmack, John Romero, Dave Taylor, Michael Abrash, John Cash

1997

FPS

Nintendo 64

 

Forte du succès phénoménal des 2 premiers opus, la saga Doom continue sur sa lancée, avec le premier jeu de la série exclusivement conçu pour une console de salon, en l'ocurrence la Nintendo 64, de la main de Midway Games, mais avec les auteurs originaux toujours aux manettes. Voyons ce qu’il en est.

Le scénario se déroule plusieurs années après les évènements narrés dans Doom II. Depuis la victoire du marine sur les forces de l’Enfer, les installations de l’UAC sur Mars, Phobos et Deimos ont été placées en quarantaine et personne n’y a mis les pieds depuis. Jusqu'à ce qu’un message arrivé par satellite ne parvienne sur Terre, faisant mention d’une mystérieuse entité qui aurait rendu la vie aux hordes démoniaques, les rendant plus puissantes dans le processus. Et c’est donc au marine, le seul humain à avoir triomphé de l’Enfer, qu’est confié la mission de sauver le monde une fois de plus.

SPOILERS

Le marine finira par vaincre la mystérieuse entité, « Mother Demon », en retournant de nouveau en Enfer. À la fin du jeu, incapable de mener une vie normale après tout ce qu’il a vécu, le marine décide de rester définitivement en Enfer afin de stopper toute potentielle invasion démoniaque future.

En 2020, le jeu a bénéficié d’un remaster, avec un chapitre inédit à la clef, faisant suite au jeu principal. Le marine se voit expulsé de l’Enfer sur une base de l’UAC par « Sister Resurrector », la sœur de « Mother Demon ». Il devra se frayer un chemin entre les démons afin de retourner en Enfer et continuer son combat contre les forces démoniaques.

SPOILERS

Il y a 2 choses qui frappent graphiquement : tout d’abord les graphismes sont plus fins, beaucoup moins pixellisés que sur les 2 premiers opus de la série. Et aussi tout paraît plus grand à l’écran et ça s’explique de manière très simple : la caméra n’est plus placée au niveau des yeux du marine comme dans les 2 premiers jeux, mais au niveau de son torse. Ce simple changement de perspective vient élargir la visibilité de l’environnement pour le joueur, mais ça vient aussi agrandir les différents éléments affichés, notamment les ennemis, qui deviennent ainsi beaucoup plus impressionnants et effrayants que par le passé.

Cet aspect effrayant, on le retrouve dans plein d’autres éléments du jeu, à commencer par cette ambiance beaucoup plus pesante, ces environnements souvent très sombres (parfois un peu trop), cette musique plus atmosphérique et inquiétante, ces décors jonchés d’éléments sataniques (pentagrammes, restes de sacrifices rituels)… On sent qu’il y a vraiment eu un effort de fait pour se démarquer des 2 premiers opus en insufflant une atmosphère horrifique plus marquée et c’est plutôt une réussite.

À côté de ça, la seule nouveauté vraiment significative reste l’Unmaker, la nouvelle arme du jeu. Assez délirante, il s’agit d’une arme composée d’os de démons sacrifiés, pouvant être améliorées par 3 clefs. Sympathique.

Du côté des défauts, comme je l’ai mentionné plus haut, le jeu est souvent trop sombre, avec une visibilité trop réduite pour le joueur. De même, du fait de la taille limitée de la cartouche de la Nintendo 64, certains ennemis emblématiques de la série ont dû être retirés par manque de place. Vraiment dommage.

Au final, si Doom 64 continue de se reposer essentiellement sur les acquis des 2 premiers opus de la série, notamment un level design toujours aussi inspiré, le jeu propose néanmoins une ambiance horrifique singulière, qui a le mérite de vouloir proposer du neuf pour la saga. Dommage que quelques défauts techniques viennent ternir une expérience tout de même agréable.

 

À bientôt et bonne partie !

 

Sources des images : www.mobygames.com, www.reference-gaming.com.com

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