Doom : la gloire du FPS
Doom
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Michael Abrash, John Carmack, John Romero, Dave Taylor
1993
FPS
PC
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Voici venue l’heure de vous parler d’un monument. Pas besoin de s’y connaître en jeux vidéos pour avoir ne serait-ce qu’entendu parler de Doom, ce jeu mythique qui a démocratisé à un genre à lui seul : le FPS. Présentation d’un classique.
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Nous somme dans un futur fictif. Vous incarnez un marine, sanctionné après avoir agressé un officier supérieur, après que ce dernier lui ait ordonné d’abattre des innocents sans défense. La sanction ? Traiter des déchets radioactifs sur Mars, pour le compte de l’Union Aerospace Corporation, un complexe militaro-industriel qui en secret mène des expériences secrètes concernant la téléportation entre Mars et ses deux lunes, Phobos et Deimos.
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Mais un drame va avoir lieu. Les expériences du complexe vont ouvrir un portail interdimensionnel avec l’Enfer, ce qui va permettre à des hordes de démons d’envahir Phobos ! Ensuite, Deimos disparaît des écrans-radars. Une équipe de secours, dont vous faîtes partie, est alors envoyée sur Phobos. Mais l’équipe va être rapidement décimée et il ne restera alors plus que vous pour stopper l’invasion démoniaque.
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Le jeu est partagé en trois zones distinctes, elles-mêmes divisées en une dizaine de niveaux chacune : tout d’abord Phobos, puis Deimos et enfin l’Enfer, rien que ça !
SPOILERS
Après avoir triomphé des forces de l’Enfer, vous trouvez un portail de téléportation pour la Terre, que vous parvenez donc à rejoindre… avant de découvrir que la planète bleue est elle-même envahie par les démons !
SPOILERS
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Pour juger Doom à sa juste valeur, il ne faut surtout pas le comparer aux FPS actuels, avec qui il souffre évidemment de la comparaison. Les décors sont ultra pixellisés, le héros ne peut pas sauter, ne peut se déplacer que latéralement, la visée est uniquement horizontale, l’intelligence artificielle des ennemis est on ne peut plus basique… Mais tous ces défauts sont inhérents à l’époque de sa sortie et les limitations techniques qui vont avec.
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Mais toutes ces limitations techniques ne font que rendre plus admirables les points forts du jeu, en premier lieu, la fluidité de cette 3D pourtant rudimentaire. Les niveaux, le plus souvent assez vastes, se parcourent aisément, sans le moindre ralentissement, et s’il y a bien quelques soucis de collision par moments, rien de très gênant et force est de reconnaître que sur ce point Doom impressionne.
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Finir un niveau est très simple : il suffit de trouver la porte de sortie. Si c’est assez simple au début, ça se complique très vite, les niveaux devenant très rapidement assez vastes. Des portes de couleur pouvant uniquement être ouvertes par des clefs de la même couleur à récupérer ailleurs dans le niveau, apparaîtront tôt dans le jeu, sans oublier les téléporteurs, apparaissant eux à partir de la deuxième zone de jeu, Deimos. Mais tracer les niveaux en ligne droite vous ferait passer à côté du réel potentiel de Doom et serait ne pas faire honneur au level design particulièrement ingénieux mis en place. Chaque niveau est un véritable labyrinthe, regorgeant de secrets, d’items cachés et de passages secrets en tous genre, indispensables à dénicher si vous voulez finir le jeu à 100%.
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Les niveaux sont évidemment truffés d’ennemis, de plus en plus dangereux au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu. On commence par de simples soldats armés avant de passer à différents démons pouvant vous balancer des boules de feu. Le danger ne vient pas tant des ennemis en eux-mêmes, mais plutôt de leur nombre, car vous vous retrouverez souvent envahi par des hordes d’opposants, qui ensemble peuvent vous occasionner de lourds dégâts, d’autant plus que votre capital santé (indiqué à l’écran par un chiffre ainsi que par le visage de votre personnage de plus en plus ensanglanté au fur et à mesure des dégâts reçus), baisse très rapidement. Vous devrez ainsi être toujours aux aguets, surveiller constamment vos alentours afin de ne pas vous retrouver piégé par vos adversaires.
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Pour ce qui est des armes à votre disposition, vous débuterez avec un simple pistolet peu puissant, mais vous pourrez rapidement mettre la main sur un fusil à pompe puis plus tard sur d’autres armes de plus en plus dévastatrices, disséminées dans les niveaux. Des munitions, (que vous pourrez aussi dégoter sur les cadavres ennemis, sont également disséminés un peu partout dans les niveaux, de même que des trousses de soin pour vous soigner ainsi que des armures vous permettant de diminuer les dégâts subis. D’autres objets, plus rares, vous permettront de devenir invisible ou invulnérable.
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Je me dois de vous parler du mode en ligne, plutôt réussi. Vous pourrez jouer en coopération, avec 3 autres joueurs maximum, les niveaux du mode solo. Vous pourrez aussi jouer en deathmatch, les joueurs s’affrontant cette fois chacun pour soi ou en équipe, dans des niveaux exclusifs à ce mode de jeu. Très sympa.
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Doom vu avec des yeux d’aujourd’hui possède un certain nombre de défauts, notamment en ce qui me concerne la visée uniquement horizontale, mais avec un peu de recul, on se rend rapidement compte des qualités immenses du jeu, d’autant plus impressionnantes en regard de l’époque de sa sortie. Une 3D sublime, une action frénétique, des niveaux génialement conçus, rien à dire, Doom est incroyable et personnellement je trouve que le titre n’a rien perdu de sa superbe et tient encore parfaitement la route face aux titres actuels du genre. Mais il s’agit surtout d’un jeu qui a démocratisé un genre à lui seul, une formule et des mécaniques qui ne feront qu’être sublimées et améliorées par d’autres chefs-d’œuvre les années qui suivront. Et pour tout ça, Doom est incontournable.
À bientôt et bonne partie !
Sources des images : www.gamekult.com, www.jeuxvideo.com